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La pause d’Arlequin 1964

 

à l'Hôtel du Département

1962 - 1967

Obligé de quitter l'école à 14 ans pour exercer dans l'entreprise familiale un métier qui ne l'enchante guère, Alain Thomas parvient à l'âge de 20 ans à s'évader de son quotidien austère en consacrant toutes ses heures de liberté à la peinture. C'est à Nantes en 1962 qu'Alain Thomas décide d'exposer pour la première fois ses peintures.

Hommage à Pablo 1964

Il commence par peindre des personnages tristes et rigides aux visages assez indifférenciés à l'image du "Saltimbanque" (1965). Fasciné depuis longtemps par l'univers des gens du cirque et du voyage, Alain Thomas peint également des visages de clowns, arlequins, baladins et autres musiciens ambulants.

Comme le soulignent les visages du clown "Bocki du Cirque Francky" (1963) et des "baladins" (1964), ses personnages on toujours le regard triste et le sourire figé. Ils occupent presque la totalité du tableau et ne permettent pas d'obtenir une perspective dégagée. Jusqu'en 1967, les fonds de la plupart de ses œuvres sont quasiment inexistants et ne laissent entrevoir que de timides couleurs uniformes tombant souvent à la verticale. Ce désenchantement et cette rectitude qui s'imposent également dans le tableau "solitude" (1964) reflètent sans doute le monde intérieur d'Alain Thomas qui s'interroge sur les difficultés du moment et les incertitudes de l'avenir.

La famille 1976

Très rapidement influencé par la période bleue et rose de Picasso comme en témoigne "le mime et la Vahiné" (1965) Alain Thomas n'hésite pas à rendre "Hommage à Pablo" (1965) en le représentant de face sur un fond où l'on retrouve la période cubiste du célèbre artiste espagnol. Bien que jetant d'un pinceau encore hésitant les premiers fondements de son art, Alain Thomas possède déjà dans son approche picturale une forte personnalité et une sincérité évidente.